Quand le politique s'empare d'un créneau risquant de le mettre en valeur, les enfants en font les frais. La loi sur l'adoption, en Belgique, ne fait
pas exception.
Il n'est pas raisonnable d'avoir choisi de donner les pleins pouvoirs, en matière de décision et de reconnaissance des adoptions, à une seule personne, dépendant d'une seule structure : Mme Anne
Ottevaere, directrice de l'autorité centrale fédérale (ministère de la justice, direction des libertés fondamentales).
L'adoption doit relever de l'expérience et du médical. Une équipe pluridisciplinaire, agréementée de médecins, psys et juristes aurait du intervenir dans le processus de l'adoption.
Il n'en n'a rien été. Les refus (toutes des adoptions non encadrées) sont mal motivés, non fondés. Depuis 2005, selon les chiffres publiés par le SPF JUSTICE belge, 106 adoptions ont
été refuséés et seulement 30 font l'objet d'un appel.
Une méthode efficace (celle-là) a été mis en place par l'ACF, afin de décourager les adoptants (mesures transitoires). L'ACF a pris tout son temps, pour refuser, ergoter, refaire faire des
documents judiciaires dans les pays d'origine. Or, dans la motivation de refus, devant les tribunaux, l'ACF ose avouer que la malfacture des documents n'est pas un motif pour refuser les
adoptions. Ces travaux inutiles, à grand rendfort de frais, ont asphyxié les adoptants. Les parents n'ont plus les moyens d'aller devant les cours d'appel.
L'ACF, fustigée par certaines décisions de tribunaux, a déposé des appels, menaçant d'aller jusqu'à la Cassation ou la cour constitutionnelle. Ceci afin de faire durer, à souhaits, les
procèdures.
Pendant ce temps, les enfants attendent que leurs parents viennent les chercher !
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